mardi 13 avril 2010

Le passé, l'oubli et le souvenir








Coloco abaixo uma análise que fiz do conto "Tourment d'amour" de Gisèle Pineau, (1956 -) escritora que nasceu em Paris, filha de pais guadalupenses, viveu na Martinica e em Guadeloupe, onde mora atualmente.
É um texto tocante. Aqui está minha leitura, um convite à reflexão sobre o tempo nesta narrativa.

Desejo que este texto possa ser um convite à leitura do conto de Gisèle.


LE PASSÉ, L'OUBLI ET LE SOUVENIR

"Tourment d'amour" nous montre une narratrice en première personne qui fait un portrait. La narratrice déjà femme nous raconte un événement de quand elle était "une fraîche et vierge bachelière" ¹
Elle avait un "projet d'album inédit sur les cases créoles"² et lá où elle rencontre la photo la plus intéressante, c'est "Lá où l'oeil des citadins ne s'aventure que par accident"³; elle y rencontre Barnabé et son histoire: "Elle (Barnabé) se met à parler. Je l'écoute"4.
La narratrice adulte se rapelle d'un événement vécu quand elle avait dix-sept ans. Nous avons deux temps dans le récit, le temps présent, avec les commentaires, souvent ironiques de la narratrice, et du temps présent elle nous emmene au passé, au temps de la mémoire.
La narratrice ne connaît que cela que Barnabé lui a raconté. Et nous ne connaissons que ce que la narratrice nous raconte.

Nous utilisons la division faite par Harald Weinrinch entre "monde comenté et monde raconté". Le récit commence au temps présent de la narratrice, elle nous raconte "monde raconté", un souvenir d'elle et qui était un souvenir de Barnabé quand elle lui a parlé.
Aux deux premiers paragraphes nous avons la narratrice au présent. Elle avec le passé composé, temps du commentaire, nous dit qu'elle a rencontré la soeur jumelle de sa voisine Boniface, Barnabé et la narratrice se demande si c'est le destin qui l'attendait pour faire que les autres sachent l'histoire de Barnabé. La narratrice prend son courage et sa plume "pour dêmeler les fils de la destinée..."5
Au troisième paragraphe nous sommes dans un autre univers. Au "monde raconté", l'indication de la date de 1964 nous projete dans le passé. Nous avons jusqu'au quatrième paragraphe avec les verbes à l'imparfait et au passé simple le récit de comment la fille, avec dix-sept ans, a connu Barnabé.
Ensuite nous avons le dialogue de Barnabé, il est au présent et au passé composé. La narratrice fait ses réflexions, s'explique à nous: "Alors, comprenez-moi..."6. Et aprés elle écoute Barnabé. Dans se moment-là nous sommes de nouveau au temps de la mémoire: "Elle a soulevé ses paupières et c'était comme si elle avait levé le rideau derrière lequel, tremblant d'être surpris, se terraient les trois complices que sont: le passé, l'oubli et le souvenir. Elle a passé une main fripée [...] et quarante annés de soufrances et de regrets ont glissé sur sa paume. [...] Et elle a raconté... elle a mis à plat, là, toute son existence. Moi, j'avais les yeux amarrés."7
Et maintenant, à la quatrième page du récit qui en a neuf, à la moitié de l'histoire, nous avons Barnabé jeune.
Nous connaissons les autres femmes du récit, la répression de père Archibald qui "tombait en aigriture"8, mais il reçoit la visite d'un messager, et il doit partir. Les soeurs ont vingt-quatre ans et à cause de la répression, quand elles sont libres, elles font l'amour avec beaucoup de garçons, "quand père Archibald est de retour, la danse folle s'arrête"9, mais elles sont enceintes, et elles prennent la fuite.
Les hommes dans ce récit sont comme des reproducteurs, ils ne doivent que mettre "sa sève trop fertile"10.
La question du destin et les coïncidences sont très presentes: les soeurs sont jumelles, leurs filles sont presque jumelles et leurs noms sont très pareils. Mirna et la narratrice ont dix-sept ans "en ce jour de grande révélation."11
La narratrice fait des commentaires ironiques, comme pour décrire le nègre Congo qui se mariera avec Boniface, il est "pauvre comme Job"12 et n'a qu'a offrir "sa misérable pitance, et son gros amour inutile."13
Après tout cela nous savons l'histoire de Barnabé. Nous avons vu Barnabé, Boniface, la narratrice, Myrtha et Mirna jeunes et aussi Boniface, Barnabé, Mirna et la narratrice plus vieilles.
"Tout à coup Barnabé se tait"14 et murmure que Mirna avait dix-sept ans. Ensuite nous sommes au présent et la narratrice se dirige à nous, avec des verbes au présent: "je vois, à vos yeux"15 et au passé composé: "la pauvre créature a retrouvé"16 . La narratrice "prend position quant à la vérité du conte"17.
Le récit est commenté, la narratrice raconte l'histoire qu'elle a vécu quand elle avait dix-sept ans et elle fait des commentaires.
Avec la structure du temps au récit nous avons la poètique: le présent, le passé et le souvenir.


¹"Tourment d'amour." Page 82.
²"Tourment d'amour." Page 80.
³"Tourment d'amour." Page 80.
4 "Tourment d'amour." Page 81.
5"Tourment d'amour." Page 79.
6 "Tourment d'amour." Page 81.
7 "Tourment d'amour." Pages 81 et 82.
8 "Tourment d'amour." Page 82.
9 "Tourment d'amour." Page 84.
10 "Tourment d'amour." Page 84.
11 "Tourment d'amour." Page 87.
12 et 13 "Tourment d'amour." Page 87.
14, 15 et 16 "Tourment d'amour." Page 87.
17 "Le temps" Page 48.


Bibliogaphie:
BENVENISTE, Émile. "Problemas de Linguistica Geral". Companhia Editora Nacional, Edusp: SP. 1976.
LUDWIG, Ralph (org.) "Tourment d'amour." de Gisèle PINEAU. In: "Écrire la parole de nuit »; la nouvelle littéraire antillaise. Paris: Gallimard (folio, essais), 1994: 79-87.
WEINRICH, H., "Le temps". Paris: Ed. Du Seuil, 1973.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire